Vincent Vallières, un brin trop constant

Je suis un amoureux de la chanson québécoise. J’en mange au petit déjeuner et elle m’accompagne souvent dans le métro. S’il y a un artiste, selon moi, qui représente bien le folklore musical québécois tout en étant toujours en vie, c’est bien Vincent Vallières. Je l’écoute. Je l’écoute depuis Le repère tranquille et les deux spectacles auxquels j’ai assisté de lui m’ont donné le goût de continuer à l’écouter.

Avouons-le maintenant: son dernier disque, Fabriquer l’aube, fait tout honneur à son talent.

Les mélodies sont bien ficelées. Depuis les 15 derniers jours, je prend un énorme plaisir à écouter l’album en marchant durant les belles journées d’automne ou le soir en famille. C’est un album entraînant qui touche à des réalités du Québec auxquelles on pense peu. Vallières a même voyagé pour s’inspirer. En ce sens, il est une sorte d’artiste-reporteur engagé. Une vocation très noble.

Crédit photo: Jocelyn Riendeau http://vincentvallieres.com/photos-videos/vallieres_portrait/

Crédit photo: Jocelyn Riendeau
http://vincentvallieres.com/photos-videos/vallieres_portrait/

Par contre, côté musical, il y a un hic! Un petit détail qui me saute aux oreilles à chaque fois que j’appuie sur play. Un seul cheveux dans ma soupe de Vallières.

Qu’est-ce qui a changé depuis ses tous premiers albums?

Rendons-nous à l’évidence: Vincent Vallières crée de la musique folk-rock. On ne l’entendra pas faire de raggae demain. On peut donc comprendre que sa musique présentera les mêmes sonorités d’un album à l’autre.

Pourtant, j’ai l’impression que chacun des albums de l’auteur compositeur-interprète est construit à partir d’un même modèle. On retrouve les mêmes chansons déguisées avec des termes et des compositions différentes. C’en est difficile de se rappeler quel extrait est tiré de quel album! En gros, bien peu d’éléments différencient Fabriquer l’aube des autres albums. Le plus notable est sans doute la présence du piano, merci à François Lafontaine (Karkwa, Marie-Pierre Arthur, Galaxie) de s’être joint à l’équipe de Vallières.

Et le spectacle? Ah oui! Le spectacle! Comme je l’ai dit, j’aime la musique québécoise et Vincent Vallières représente tellement bien la musique québécoise que je ne peux pas m’empêcher d’aimer Vincent Vallières. En conséquence, j’irai certainement voir son concert du 14 février au Métropolis.

Néanmoins, j’ai pu voir ses spectacles des tournées Le repère tranquille et Le monde tourne fort. Bien que Vincent Vallières présente un très bon show, j’ai constaté que celui-ci reste fort simpliste dans sa présentation. Donc, impossible de s’attendre à du grand renouveau en ce qui concerne le prochain concert de l’auteur-compositeur-interprète.

Bref, le point est clair: Vincent Vallières reste fidèle à lui-même et à son style, peut-être même trop à mon avis. Mais son style reste appréciable dans toute sa splendeur et j’encourage fortement chacun à connaître cet artiste. Son répertoire de bonnes chansons ne se limite certainement pas à On va s’aimer encore.

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