Le Carrousel, ou comment (re)tomber en amour avec Sylvie Drapeau

La salle est comble. Le décor, avec ses pièces rectangulaires de dentelles cousues et le collier de perles accroché, est simple et féminin. Impossible de savoir où ira cette histoire. Sylvie Drapeau s’avance dans un silence lourd, les lumières tamisées : « Marie? ».

L’histoire qui suit est touchante, quoique quelconque. Trois générations de femmes s’interpellent pour raconter la vie de l’une et de l’autre. Oscillant entre les joies et les peines des souvenirs passés et présents, les femmes qui sont présentées sont fortes, mais empreintes de solitudes.

« La fille est le destin de la mère et la mère est le passé de la fille. Et vice versa. »

Sans drame véritable si ce n’est qu’une allusion à un comportement pédophile et la maladie de la grand-mère, la pièce de Jennifer Tremblay est merveilleusement mise en scène par Patrice Dubois. Il s’agit de la deuxième partie de la trilogie de l’auteure qui avait commencé avec La Liste.

Drapeau, fidèle à elle-même, déploie toute l’étendue de son talent en interprétant à la fois la grand-mère, la mère et la fille. Son jeu de voix et de vocabulaire permet une nette distinction entre les trois femmes et a su déclencher plusieurs sanglots dans la salle.

La pièce Le Caroussel est présentée au Théâtre d’aujourd’hui jusqu’au 8 février.

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