Florence. La machine de toutes les machines.

Nous marchions avec excitation vers le centre-ville pour assister au spectacle très attendu de Florence, la belle et grande Florence. C’est donc par un mercredi soir très frais de juin (?!) que nous nous mêlions à la foule de touristes du Grand Prix pour n’y voir que l’unique dame originaire de Londres.

Une première partie assurée par Of Monsters and Men nous a laissés un peu sur notre appétit. Le choix des pièces du groupe n’a pas réussi à conquérir le Centre Bell, qui, disons-le, était à moitié rempli (ou vide, c’est selon). On avait du mal à entendre la voix de la chanteuse qui était ensevelie par les instruments. Son acolyte chanteur était on ne peut plus efficace dans la portée de la voix également, ce qui expliquerait peut-être ce petit bémol.

Contrat peu évident pour un groupe aussi connu qui, invraisemblablement, sentait que son public frileux voulait entendre Florence. Et d’ailleurs, comment se fait-il qu’Of Monsters and Men assure une première partie? Je me pose encore la question au lendemain du spectacle.

Somme toute, la foule a quelque peu embarqué vers la fin quand ils ont joué les pièces de leur premier album. Et comment ne pas se dandiner et sourire aux premières notes de Little Talks? C’est d’ailleurs sur cette chanson que le groupe a quitté la scène pour laisser place à la majestueuse Florence.

Les lumières se ferment laissant place à quelques spots lumineux sur la scène. Le groupe s’installe et on attend avec impatience la chanteuse électrique. Les premières notes de What the Water Gave Me commencent, la foule s’excite, Florence court sur la scène nu-pied dans son habit rose.

Bien que la tournée portait le titre de son dernier album How Big, How Blue, How Beautiful, le groupe a joué les classiques de l’album Ceremonials et bien entendu, l’excellent Lungs. Il n’en fallait pas plus pour qu’elle commence les premières notes a cappella de Shake it Out où j’ai dû m’époumoner à force de crier de joie.

Disons-le franchement, Florence est toute une chanteuse. Je ne sais même pas le nombre de fois que j’ai répété à mes amis : « non, mais sa voix, sa voix, sa voix, sa voix ». Je ne trouve toujours pas de qualificatif assez précis pour parler de sa voix qui est magistrale, remplie, lyrique et viscérale. Sa voix emplissait chaque cœur des fans présents qui chantaient à tue-tête.

Elle a répété à plusieurs reprises des Thank you criant de sensibilité, visiblement émue de tout l’amour de ces admirateurs. Et que dire de son énergie. Sa présence et son plaisir d’être sur une scène nous transpercent et nous font tomber en amour avec elle, toujours plus. Comme si nous l’étions pas déjà…!

Elle a offert une performance puissante et a clôturé le spectacle, en rappel, avec What Kind of Man et Drumming song. On pensait bien qu’elle allait revenir. Eh non.

Never Let me Go Florence, reviens une dernière fois, je suis déjà nostalgique.

Crédits photo: tenementtv.com

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